Essai FORD Fiesta 1.0 EcoBoost 140 ch ST Line
Vincent Desmonts le 12/03/2018
En attendant la ST, prévue pour cet été, la Fiesta se décline dans une version 140 ch qui affiche déjà des prétentions sportives. Mérite-t-elle le détour ?
L'âge de raison
Si elle n'a pas jamais été au sommet de la hiérarchie des GTI, la Ford Fiesta a toujours cultivé une fibre sportive, que ce soit à l'époque des XR2i ou, plus récemment, avec la dernière Fiesta ST. Celle-ci n'avait certes pas la puissance des ténors de la catégorie, mais elle compensait avec un caractère enjoué qui la rendait très attachante. Elle reviendra sur la nouvelle génération en juin prochain, avec un inédit 3-cylindres 1.5 turbo de 200 ch. En attendant, Ford nous gratifie, comme sur les précédentes Fiesta, d'une version « pas GTI mais presque ». Celle-ci s'est successivement appelée Sport Platinum (en 2011, avec un 1.6 de 134 ch), puis Red/Black Edition (en 2014, avec le 1.0 EcoBoost de 140 ch). Elle s'appelle désormais Fiesta 1.0 EcoBoost ST Line, et affiche toujours 140 ch. Mais, curieusement, d'une génération à l'autre, le 3-cylindres a perdu en couple : si la précédente Fiesta 1.0 EcoBoost 140 ch affichait 210 Nm dès 1 400 tr/min, la nouvelle doit se contenter de 180 Nm à 1 500 tr/min.
Plus d'efficacité, moins de fun
Pour ne rien arranger, la Fiesta a grandi (9 cm de plus en longueur) et a forci (+ 73 kilos sur la balance). Ford continue d'annoncer un 0 à 100 km/h en 9 s, comme sur l'ancienne version. Pour autant, volant en mains, la Fiesta 1.0 EcoBoost 140 ch ne fait plus tout à fait preuve du même entrain. Malgré la nouvelle boîte à 6 vitesses (à la commande très agréable mais à l'étagement discutable), les relances manquent de nerf, et les accélérations n'impressionnent guère. On apprécie toujours le couple abondant à mi-régime, mais le parfum sportif s'est envolé. En outre, le 3-cylindres apparaît légèrement moins doux en ville, avec un certain manque de progressivité à basse vitesse. Côté châssis, commençons par la bonne nouvelle : les freins à tambours à l'arrière de l'ancienne génération ont enfin laissé place à des disques ! Du coup, l'ensemble résiste nettement mieux à l'échauffement qu'auparavant, et si le contact avec la pédale apparaît un peu spongieux, l'efficacité est au rendez-vous sur la durée. On retrouve par ailleurs le point fort habituel des Ford : un très bon compromis confort/tenue de route. L'amortissement bien calibré digère efficacement les routes les plus défoncées, et tout juste relèvera-t-on quelques trépidations à basse vitesse, auxquelles la surmonte en 18 pouces de notre modèle d'essai (option 300 €) n'est sans doute pas étrangère. La moins bonne nouvelle, c'est qu'en grandissant, la Fiesta s'est assagie sur le plan du comportement routier. L'agilité marquée de l'ancienne génération laisse place à une stabilité à toute épreuve, avec un train arrière verrouillé. Moins de fun, donc, mais en contrepartie plus de quiétude sur les longs trajets. Dommage que la direction soit curieusement muette sur l'état de la route : peu de sensations filtrent au travers du volant. Heureusement, le train avant efficace trouve toujours du grip !
Elle a (presque) tout d'une grande
Clairement, cette nouvelle Fiesta a mûri et s'est embourgeoisée. Cette version est d'ailleurs désormais déclinée en version 5 portes, choix qui était refusé à ses devancières. La citadine Ford n'a par ailleurs jamais été aussi bien insonorisée : bruits de roulement et remous aérodynamiques sont parfaitement bien filtrés, même sur autoroute. En outre, l'ergonomie a beaucoup progressé, avec notamment un large écran tactile (en option) très réactif et doté d'une interface intuitive. La Fiesta propose par ailleurs des équipements encore peu fréquents à ce niveau de gamme, comme la surveillance des angles morts (500 €), le régulateur de vitesse adaptatif (650 €) ou même... le volant chauffant (150 €) ! Reste qu'eu égard aux dimensions extérieures plutôt généreuses pour la catégorie, on est un peu déçu par l'habitabilité : les places arrière manquent d'espace aux jambes, tandis que le coffre ne propose que 292 dm³ de volume, contre 355 pour la Seat Ibiza 1.5 TSI 150 FR, sa rivale naturelle.
À retenir



—
20
- Accélération
- Reprises
- Direction
- Agilité du châssis
- Position de conduite
- Commande de boîte
- Etagement de la boîte
- Adhérence
- Freinage
- Equipements de
sécurité
- Habitabilité
- Volume du coffre
- Visibilité
- Espaces de rangement
- Confort de suspension
- Confort des sièges
- Insonorisation
- Qualité (matériaux, assemblage, finitions)
- Rapport prix/prestations
- Tarif des options
- Consommation
Derniers essais FORD

FORD Fiesta ST Plus (3 p.)

FORD Fiesta ST200
