Le Mans Classic 2004

Le Mans Classic 2004 Dithyrambes et superlatifs : 400 voitures en compétition ayant participé aux 24 Heures du Mans (ou un modèle identique), 4000 voitures de collection sur les pelouses, 50 000 spectateurs favorisés par une météo de rêve, une vente aux enchères Christie's de haut niveau (plateau et résultats)… Le Mans Classic 2004, qui s'est tenu les 23, 24 et 25 juillet derniers, a franchi un pas décisif par rapport à la première édition de 2002 pour devenir l'une des plus belles manifestations de voitures de collection au monde. Un tel concentré de voitures d'exception, une telle avalanche de machines hors du commun ont de quoi donner le vertige. Il faut vite oublier l'idée d'en faire la liste… Mais quelle émotion que de voir évoluer sur le mythique circuit de la Sarthe des monstres sacrés comme la Ferrari 512 M Sunoco, des Ford GT 40 à foison, les surpuissantes Lola et Chevron… Tous monuments du sport automobile accompagnés d'une pléiade de pilotes célèbres, pour la plupart anciens vainqueurs des 24 Heures. On ne peut que saluer la création d'un sixième plateau accueillant les voitures construites de 1972 à 1978, donc les machines les plus puissantes. Très spectaculaire, il était, comme à l'époque, constitué de très nombreuses Porsche. Il fut le théâtre d'un superbe duel entre la 936 pilotée par Jürgen Barth et l'Alpine A 443 confiée à Jean-Pierre Jaussaud, Alain Serpaggi et Jean Ragnotti. Quant au " 24 Heures Club", il permettait d'honorer des voitures exceptionnelles comme la Ferrari 250 LM, voire uniques à l'image de la Maserati 450 S Zagato, et restaurées à la perfection. Le circuit Bugatti accueillait les clubs des marques les plus importantes (Ferrari-Maserati, Alfa Romeo, Jaguar, etc.), où Porsche et Renault se taillaient la part du lion. On ne pouvait qu'être frappé par le spectacle saisissant d'un océan de voitures de Stuttgart, au moins 600, dont une bonne moitié de 911. L'inconvénient, si l'on ose dire, d'une manifestation de ce niveau, c'est qu'elle banalise l'exceptionnel ! Mais heureusement, et grâce à Dieu, nous ne sommes pas près d'être blasés… Alors, vivement la prochaine édition !