Grand Prix de l\'Age d\'Or 2005
Le déménagement de l’Age d’Or à Dijon s’avère une réussite quant au spectacle, magnifique sur la piste comme dans les paddocks, où abondaient les voitures d’exception.
sommaire :
Grand Prix de l'Age d'Or 2005
Gilles Bonnafous le 28/06/2005
Pour la première édition de l’Age d’Or organisé sur le circuit de Dijon-Prenois les 25 et 26 juin 2005, les organisateurs ont réussi leur pari. Le déménagement s’avère parfaitement réussi quant au spectacle, magnifique sur la piste comme dans les paddocks, où abondaient les voitures d’exception.

Chevron B8 Motorlegend.com

Maserati 250F Motorlegend.com
Les collectionneurs étrangers — Britanniques en particulier —, qui assurent l’essentiel des plateaux, étaient venus — pour beaucoup revenus — en nombre à l’Age d’Or. Pour profiter d’un circuit moderne et au superbe tracé, surtout en parfait état. Les pilotes pouvaient s’exprimer sans retenue et sans crainte de casser suspensions et châssis. Ils n’ont pas manqué de le faire !
Inauguré en 1972, le circuit de Dijon a connu son heure de gloire dans les années 70 et 80. Il accueillait alors la Formule 1 et le Grand Prix de France. L’histoire de la F1 y a même basculé en 1979 quand Jean-Pierre Jabouille a offert à la Renault turbo à moteur V6 sa première victoire. On connaît la suite. Une course mémorable également pour le duel d’anthologie que se sont livré René Arnoux (Renault) et Gilles Villeneuve (Ferrari) pour la deuxième place. Deux ans plus tard, Alain Prost, toujours sur Renault, remportait la première des 51 victoires de sa carrière en F1. En 1984, le dernier Grand Prix a vu la victoire de Niki Lauda sur McLaren-Porsche.

Le départ de la course des prototypes des années 70 Motorlegend.com
Réparties sur quatorze courses, environ 450 machines de compétition s’étaient donné rendez-vous à l’Age d’Or 2005. Avec des trésors dans toutes les catégories. A titre d’exemple, la magnifique Lotus 16 de Philip Walker pilotée par lui-même dans l’épreuve des monoplaces de Grand Prix, intouchable sur la piste. Et pas moins de trois Maserati 250 F, dont celles des deux frères Rettenmaier — chacun étant venu avec la sienne… Sans compter, toujours pour le trident, une A6GCM motorisée par le même six cylindres que la 250 F et une 4CM. Les courses les plus spectaculaires étaient celles les F1 des années 70 et les Prototypes de la même époque, particulièrement les surpuissantes Chevron et Lola.

Les deux Maserati 250F des frères Rettenmaier Motorlegend.com

Lotus 16 de Philip Walker Motorlegend.com
Autre point fort du week-end, la parade Bugatti organisée le dimanche à midi par le Club Bugatti France. 35 machines de Grand Prix (voyez le clin d’œil) ont tourné sur la piste après s’être regroupées au terme d’un rallye touristique en Bourgogne. Cet exceptionnel rassemblement était également présenté près du village des exposants. Les voitures de Molsheim y côtoyaient celles de l’Amicale Facel Véga, qui donnait à voir un beau florilège des modèles de Jean Daninos.

Les Bugatti de Grand Prix Motorlegend.com

Bugatti Type 57 Stelvio d'Olivier de Chateauneuf Motorlegend.com

Motorlegend.com

Aston Martin DB3 Motorlegend.com
Ces deux exceptions mises à part, le bilan de l’Age d’Or 2005 s’avère, côté clubs, nettement moins positif. Peu de clubs nationaux (Jaguar Enthusiasts’ Club, Alfa Romeo) et peu de voitures exceptionnelles. De plus, les véhicules étaient mal installés, la topographie tourmentée de l’espace clubs se prêtant mal à une présentation de qualité (sans parler des souches mal coupées). Citroën, l’un des sponsors de la manifestation, était l’unique constructeur présent, autour duquel s’étaient rassemblés les clubs de la marque. Parmi les modèles du Quai de Javel, on remarquait entre autres quelques belles Rosalie et deux coupés Traction.

Une ERA en course Motorlegend.com

Lola T70 MkIIIB Motorlegend.com
Les organisateurs avaient eu l’excellente idée de profiter de l’aérodrome tout proche pour offrir un magnifique spectacle de démonstrations et voltiges aériennes. Les samedi et dimanche, au moment de la pose déjeuner, les spectateurs, qui avaient eu la bonne idée de venir à l’Age d’Or, ont pu admirer les évolutions de plusieurs avions anciens, dont un Faichild de 1940, un Spitfire et un Corsair de 1944, ainsi qu’un Jet Aerovodochody tchèque.
Il ne manquait qu’un élément pour que la fête soit complète : le public… Tribunes désertes le samedi, un peu mieux garnies le dimanche. Et fort peu de spectateurs originaires de la région parisienne. Les absents ont eu tort. Espérons qu’ils sauront trouver, l’an prochain, la route de Dijon.